La fin de l’Histoire est pour demain ?

L’Histoire-Géographie est la matière qui permet l’apprentissage de notre Histoire commune et la compréhension du présent. Elle est par essence une matière de culture générale qui donne aux lycéens les clés d’analyse de notre monde et fait d’eux des citoyens éclairés et ouverts.
Le gouvernement, en supprimant l’Histoire-Géographie en Terminale S, va aggraver les inégalités entre les filières. Le rétrécissement des matières pour les élèves scientifiques sera à l’évidence préjudiciable à leur formation. Faire le choix de l’affaiblissement d’une filière reviendra sans aucun doute à un affaiblissement général de l’ensemble des filières du lycée et donc à une dégradation de la valeur du diplôme du baccalauréat. Nous ne pouvons pas accepter cette régression.
Au-delà, le débat sur l’identité nationale est en totale contradiction avec la suppression de l’Histoire-Géographie en Terminale S.
M. Chatel affirme que les deux heures d’Histoire-Géographie mise en option en Terminale, seront compensés par 4 heures en Première. Un simple calcul du total d’heures de la seconde à la terminale révèle une « perte » de 54 heures d’apprentissage de l’Histoire-Géographie pour les lycéens de terminal S.
Enfin, cette régression s’accompagne d’une suppression de 4.000 postes d’enseignants. Nous refusons que l’Education soit une variable d’ajustement du budget de l’Etat. L’éducation participe à la construction de l’avenir de notre pays, à la civilisation éclairée que nous voulons bâtir, au service de tous les jeunes de France.








